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Points de repères pour avancer

Voici quelques jalons qui peuvent se révéler utiles pour avancer

L’aide arrive toujours, mais pas nécessairement là où on l’attend. Soyons attentifs et confiants. Souvent on la remarque après coup.

Commencer par ce qui est à sa portée ouvre des pistes ; l’aide va arriver de différents côtés car on s’est mis en marche et la source d’abondance commence à couler » (Simone Pacot, Reviens à la vie, p.262)

L’aide qui est envoyée, c’est une rencontre imprévue, une parole qui nous touche, un événement, un « hasard » qui prend du sens ou une synchronicité ; l’aide c’est quand le vécu présente quelque chose qui fait du bien et qui fait avancer.

« Aide-toi et le Ciel t’aidera ! » On fait ce que l’on peut et on laisse le reste entre les mains du Ciel qui ne manquera pas.

Il y a toujours quelque chose que je peux faire, même un petit rien peut transformer ma journée et celle d’un autre.

Que puis-je offrir à quelqu’un aujourd’hui ?

« Admire les choses qui sont devant toi » (Clément d’Alexandrie)

« Tout ce que vous avez à faire, c’est aimer, pardonner, accepter et choisir d’être heureux. » (Dr Bernie Siegel, L’amour, la médecine et les miracles)

Le souci ! L’ennemi de la joie et de la vie dans le moment présent ! Le souci occupe le mental et résiste aux tentatives de s’en débarrasser, même lorsque l’on sait que le souci a tendance à prévoir le pire et que l’avenir lui donne rarement raison. Que de soucis qui ne se sont jamais réalisés !

On peut le remplacer par une attitude de confiance en prononçant intérieurement une injonction pour le repousser. Les anglais disent :  « God will provide ! » Le chrétiens peut prononcer mentalement avec sa respiration : à l’inspir : « Seigneur, je te fais confiance » et à l’expir : »libère-moi de ce souci ! » Et lorsque le souci revient à la charge, on lui lance, encore et encore,  « Seigneur, je te fais confiance … » comme un mantra que l’on répète. (Chacun choisit la phrase qui lui convient, pourvu qu’elle soit courte et exprime bien la confiance à ce qui est plus grand que soi. « Je fais confiance en la Vie », ou encore « Hors de moi, mauvais souci ! »)

« C’est la Providence qui pourvoit parce qu’elle aime à surabonder et à nous surprendre » (Martin Steffens, Dieu après la peur).

Attention cependant : la confiance doit être totale et la réponse, ici comme dans toute prière, ne vient pas nécessairement là où on l’attend et quand on l’attend ; le « comment » ne nous appartient pas. Rester attentif.

Vous pouvez aussi lire la rubrique « mental »  sous l’onglet « Lexique »

 

Faire confiance, c’est confier la situation au divin, à Plus Grand que soi, et se libérer de l’inutile. En accompagnement, on peut réaliser les étapes de ce lâcher prise aidé par l’Esprit qui nous accompagne.

« Faire confiance à la vie, c’est détendre tout son corps dans le mouvement, le Souffle, de la vie qui se donne. La confiance à ce niveau (…) est de nouveau un exercice de décrispation : faire confiance au soleil pour que fonde notre glace, qu’elle s’écoule comme de l’eau vive, faire confiance encore pour que l’eau vive elle-même, s’évapore et retrouve son ciel. » (Jean-Yves Leloup, L’Apocalypse de Jean, A. Michel, 342)

Grâce à une imposition des mains, on peut réaliser cette détente et laisser l’énergie du Vivant agir.

Faut-il prier et Comment prier ?

On trouve différentes manières de prier selon ses convictions et les difficultés que l’on traverse.

En accompagnement, on peut trouver si nécessaire  un prière personnelle et adaptée à la situation.

Jésus donne la méthode :

« Aussi je vous dis : tout ce que, priant, vous demandez, croyez que vous l’avez reçu, et cela sera, pour vous » (Jésus de Nazareth cité par Marc, 11, 24, traduit par sœur Jeanne d’Arc).

La mise en pratique de cette démarche préconisée par Jésus peut se faire en accompagnement : se mettre intensément dans le présent, passer à un niveau de conscience élevée (« priant »), avoir une intention claire c’est-à-dire une demande précise formulée avec le moins de mots possible, éprouver une émotion élevée, émotion du cœur, celle ressentie lorsque la demande est réalisée puis lâcher et faire confiance.

Ezéchiel dans la Bible parle d’un fleuve de vie dont la source se trouve dans le Temple, le temple représentant le soi profond, le cœur de notre être :

« Regardez : de l’eau sort de sous le seuil du Temple (…). Regardez, il y a au bord du torrent quantité d’arbres sur les deux rives (…). Tout vit là où passe le torrent (…), sur ses deux rives pousseront toute sorte d’arbres fruitiers ; leur feuillage ne se flétrira pas, leurs fruits ne s’épuiseront pas. Ils donneront chaque mois de nouveaux fruits car l’eau sort du sanctuaire : les fruits serviront de nourriture et le feuillage de remède. » (Ez 1- 12)

Partons à la recherche de cette source et surtout de ses eaux fertiles ! Que d’abondance promise !

« La vie spirituelle, c’est l’expérience de l’amour, de la beauté, de ce qui est grand et juste. N’en faisons pas quelque chose de spécial » (Bernard Durel commentant le texte d’un mystique anonyme du XIVe siècle in Le Nuage de l’Inconnaissance, Albin Michel, p. 128)

« Admire les choses qui sont devant toi » (Clément d’Alexandrie)

« Le monde occidental est un handicapé spirituel, et il est grand temps qu’il se réconcilie avec cette dimension sacrée. » (Dr Jacques Mabit de Médecin sans Frontières, dans un article de Nexus 139 sur les médecines traditionnelles péruvienne)

La personne accompagnée est équipée d’un élan instinctif, d’un besoin vital, d’une source de vie  pour retrouver un équilibre mis à mal par diverses circonstances extérieures. L’accompagnant va aider à libérer cet élan vital et son énergie régénératrice.

C’est de cet élan dont parle Carl Rogers, le père de la psychologie centrée sur la personne.

« L’approche centrée sur la personne s’appuie sur l’instinct d’accomplissement, ou tendance à l’actualisation, que possède tout organisme vivant et qui fait qu’il tend à croître, à se développer, à réaliser tout son potentiel. Elle fait confiance à l’élan vital qui conduit l’homme vers un développement plus complexe et complet. Elle se donne pour but de libérer cet élan vital »(Carl Rogers, L’approche centrée sur la personne, Randin, 168)

Chaque petit geste fait avec conscience et amour peut nous relier à la Conscience universelle et devenir une source de joie.

« … si une personne pose un acte quelque part dans le secret, a une pensée juste, l’univers dans son ensemble en est touché (sans doute d’ailleurs que les conceptions de la physique moderne, d’une certaine façon rende cela plus plausible – l’idée que nous vivons dans une concaténation, un réseau où tout est lié). Cela est d’ailleurs le meilleur antidote contre le désespoir qui nous menace tous  » (Bernard Durel commentant le texte d’un mystique anonyme du XIVe siècle in Le Nuage de l’inconnaissance, A. Michel, p.36)

« Lorsque j’arrache une herbe, j’ébranle le monde dans ses fondements » dit un proverbe thibétain. C’est pour cette raison que dans de nombreuses traditions, lorsqu’il est nécessaire d’arracher ou de couper un arbre, on le remercie préalablement pour tout ce qu’il a donné et on limite le plus possible le « dégât »

« Toute matière n’existe qu’en vertu d’une force qui fait vibrer les particules et maintient ce minuscule système solaire de l’atome. Nous pouvons supposer sous cette force l’existence d’un Esprit intelligent et conscient. Cet Esprit est la matrice de toute matière. » (Max Plank, prix Nobel de physique, dans un discours prononcé à Florence en 1944, cité in Gregg Braden, La Divine Matrice, p. 342)